La Cancoillotte Badoz
Le Fromage Fondu Authentique de Franche-Comté
Crémeuse, légère, irrésistible. 4 recettes artisanales pour redécouvrir ce trésor comtois que nos grands-mères préparaient déjà il y a deux millénaires.
Votre cancoillotte selon vos envies
Nature pour les puristes. À l'ail pour les amateurs de peps. Au cumin pour les curieux. Au vin jaune pour les connaisseurs.
Chaque pot Badoz porte la signature d'un savoir-faire comtois transmis depuis des décennies.
La Cancoillotte
Une tradition séculaire, un terroir unique.
Commençons par une évidence : la cancoillotte fait partie de ces fromages qu'on connaît mal… et qu'on sous-estime tellement. Pourtant, son histoire pourrait faire rougir bien des AOP jeunes générations.
Deux mille ans d'existence, rien que ça.
Les premières traces de la cancoillotte remontent à l'époque où la Franche-Comté s'appelait encore la Séquanie, du temps des Gaulois séquanes. Autrement dit, on parle d'une recette vieille d'environ 2 000 ans. Bien avant le Comté AOP, bien avant même que quelqu'un ait l'idée de ranger les fromages par catégories.
Le mot "cancoillotte" vient d'ailleurs du latin concoctum lactem, qu'on peut traduire par "lait cuit ensemble". Tout est dit. Une recette née de la nécessité, affinée par les siècles.
Le fromage des femmes
Pendant des générations, la cancoillotte a été surnommée "le fromage de femme" ou encore la "fromagère". La raison ? Elle était historiquement préparée par les paysannes comtoises, celles qui vivaient près des villes. Leur routine : elles écrémaient le lait pour vendre le beurre sur les marchés locaux. Résultat, il leur restait un lait dégraissé, qu'il fallait bien valoriser. D'où l'idée de cette recette qui transforme un "résidu" en délicatesse. Du zéro gâchis avant l'heure, en quelque sorte.
Cela dit, certains historiens situent l'apparition réelle de la recette moderne plus récemment, autour du XIXe siècle, dans les cuisines de Haute-Saône. Ce qu'on sait, c'est que la cancoillotte s'est ensuite répandue dans toute la Franche-Comté, puis bien au-delà.
De la tradition paysanne au plateau gastronomique
Longtemps cantonnée aux tables familiales et aux repas de campagne, la cancoillotte a connu une renaissance gastronomique ces dernières décennies. Les chefs étoilés s'y intéressent. Les fromagers en réinventent les saveurs. Les food-lovers en redemandent. En 2025, la cancoillotte n'est plus ce "petit fromage de grand-mère" qu'elle fut longtemps. Elle est entrée dans la catégorie des spécialités identitaires françaises qu'on assume avec fierté.
Pourquoi Constant-Badoz reste fidèle à la recette traditionnelle
Dans notre maison, nous respectons scrupuleusement la méthode ancestrale. Pas de poudre, pas de lait reconstitué, pas de conservateurs ajoutés inutilement. Juste du bon lait de vache comtois, du metton bien fermenté, et le savoir-faire d'une famille de fromagers qui connaît la cancoillotte sur le bout des doigts. C'est ce qui fait qu'un pot de cancoillotte Badoz a ce goût-là. Celui d'avant. Celui de la mémoire.
Voici un secret que peu de gens connaissent : la cancoillotte, ce n'est pas un fromage comme les autres. Techniquement, c'est même une "spécialité fromagère à pâte fondue" au lait de vache. La distinction a son importance.
Étape 1 : Le caillage du lait
Tout commence par du lait de vache frais, collecté en Franche-Comté. On le chauffe doucement et on ajoute de la présure pour le faire cailler. Jusqu'ici, rien d'exceptionnel. C'est ce qu'on fait pour à peu près tous les fromages de la planète. Sauf que pour la cancoillotte, la suite est radicalement différente.
Étape 2 : La formation du metton
Le caillé obtenu est égoutté jusqu'à former un bloc ferme, blanchâtre, presque sec. Ce bloc a un nom : le metton. C'est lui, la matière première de la cancoillotte. Sans metton, pas de cancoillotte.
Étape 3 : La fermentation
On émiette le metton et on le laisse fermenter à température contrôlée pendant plusieurs jours. C'est pendant cette phase que la magie opère. Les ferments lactiques développent les arômes, transforment la texture, préparent le metton à son destin final. Chez Badoz, nous respectons un temps précis, transmis de génération en génération. Pas de raccourci, pas d'accélération artificielle.
Étape 4 : La fonte
Arrive le moment où le metton fermenté rencontre ses partenaires : de l'eau, du beurre, un peu de sel. Le tout est chauffé doucement, patiemment remué, jusqu'à obtenir cette texture emblématique : un sirop jaune pâle, fluide à chaud, onctueux à froid. À ce stade, on peut aussi ajouter les ingrédients qui font nos variantes : ail rose, cumin, vin jaune du Jura. Chaque ajout transforme le produit final sans dénaturer son identité.
Pourquoi la cancoillotte est le moins gras des fromages
Parce qu'elle est fabriquée à partir de lait écrémé (héritage de la tradition paysanne), la cancoillotte affiche un taux de matière grasse record, autour de 8 à 15 % de MG sur produit fini. Comparez avec le Comté (30 %) ou l'emmental (29 %). Résultat : vous vous faites plaisir sans culpabiliser.
Toutes les cancoillottes ne se ressemblent pas. Celles qu'on fabrique chez Badoz obéissent à une règle simple : chaque recette doit apporter quelque chose d'unique, tout en respectant l'ADN de la cancoillotte traditionnelle.
La Nature : l'évidence comtoise
Texture : onctueuse, nappante, presque crémeuse. Goût : doux, lacté, légèrement salé, avec une pointe d'acidité typique des fromages fondus artisanaux. Comment la déguster au mieux ? Tartinée sur du pain de campagne tiède, avec une tranche de jambon blanc. Ou fondue dans une poêle sur des pommes de terre vapeur. C'est simple, et c'est parfait.
L'Ail Rose de Lautrec : le peps contrôlé
Texture : identique à la Nature, peut-être un chouïa plus fluide. Goût : ail présent mais pas agressif. L'ail rose de Lautrec apporte une saveur plus subtile que l'ail blanc classique. Il parfume sans écraser. Comment la déguster au mieux ? En apéritif, sur des tranches de baguette grillée. Elle accompagne à merveille une salade de lentilles ou des légumes rôtis.
Le Cumin : l'inattendue
Texture : légèrement plus dense, les grains de cumin apportent un côté granuleux discret. Goût : chaud, terreux, presque oriental. On sort de la tradition pure pour aller vers quelque chose de plus aventureux. Comment la déguster au mieux ? Sur du pain de seigle, c'est une révélation. En accompagnement d'une choucroute maison, elle surprend agréablement. Testez-la aussi sur une pomme de terre au four, avec un peu de fleur de sel.
Le Vin Jaune : la pépite
Texture : plus riche, presque soyeuse. Le vin jaune du Jura apporte du gras aromatique. Goût : intense, noix, curry, légère amertume noble. Comment la déguster au mieux ? Sur une volaille rôtie, elle transforme le plat en festin. En sauce pour un risotto. Ou tout simplement sur une tranche de pain brioché, avec un verre de vin jaune, forcément.
La température idéale
Sortez votre pot du réfrigérateur 15 à 20 minutes avant dégustation si vous la mangez froide. Pour la version fondue, chauffez à feu très doux en remuant : elle n'aime pas les températures brutales.
Vous avez acheté un (ou plusieurs) pots de cancoillotte et vous vous demandez comment la mettre en valeur ? Bonne nouvelle : c'est l'un des fromages les plus polyvalents de France.
1. La tartine express (5 minutes)
Le classique absolu. Une tranche de bon pain de campagne, une généreuse cuillère de cancoillotte Nature, un tour de moulin à poivre. Rien de plus, rien de moins. À manger tiède ou froid, à l'apéro ou en repas léger du soir. Astuce : ajoutez quelques lardons grillés ou une tranche de jambon fumé pour une version plus roborative.
2. Les pommes de terre à la cancoillotte (le plat de grand-mère)
La recette la plus iconique de Franche-Comté. Des pommes de terre vapeur encore chaudes, nappées de cancoillotte fondue (Nature ou à l'Ail). Servies avec une salade verte et une tranche de jambon cru du Haut-Doubs. Voilà. Point final.
3. Le gratin dauphinois revisité
Remplacez la crème traditionnelle par de la cancoillotte fondue. Vous obtenez un gratin moins lourd, plus aromatique, avec ce petit côté fromage fondu qu'on adore. La version Vin Jaune donne un résultat particulièrement élégant pour un dîner entre adultes. Temps de cuisson : 45 minutes à 180°C, en arrosant mi-cuisson.
4. Le burger franc-comtois
Remplacez le cheddar fondu classique par une bonne cuillère de cancoillotte à l'Ail Rose. Avec un steak haché de bœuf jurassien, quelques oignons caramélisés, du pain brioché. Un burger qui ne ressemble à aucun autre.
5. Le risotto au vin jaune et cancoillotte
Pour les grandes occasions. Préparez un risotto de base (riz arborio, échalotes, bouillon de volaille), déglacez avec un peu de vin blanc. En fin de cuisson, incorporez une belle cuillère de cancoillotte au Vin Jaune. Le plat devient soyeux, puissant, mémorable. Accord vin : un Savagnin du Jura, évidemment.
Parce que oui, on peut aimer le fromage et surveiller son alimentation. La cancoillotte coche justement les deux cases.
Les chiffres qui parlent
Sur 100 g de cancoillotte Nature, vous trouvez en moyenne : 120 à 180 kcal, 8 à 15 g de matières grasses, 10 à 14 g de protéines, 2 à 4 g de glucides et environ 120 mg de calcium.
Comparons pour bien mesurer l'écart. Un Comté classique, c'est 410 kcal et 35 g de MG aux 100 g. Un brie, environ 340 kcal et 28 g de MG. La cancoillotte est donc, et de loin, le fromage le plus léger de France.
Pourquoi c'est si peu gras ?
La réponse tient en un mot : le metton. La cancoillotte est fabriquée à partir de lait écrémé. Une grande partie de la matière grasse est retirée en amont, via la crème (qui part faire du beurre de son côté). Le metton conserve les protéines et une petite fraction lipidique. Quand on ajoute ensuite le beurre pour la fonte, on garde une recette beaucoup moins grasse que les autres fromages à pâte cuite.
La cancoillotte peut clairement entrer dans une alimentation équilibrée, et même dans un régime minceur (à dose raisonnable). Manger 30 à 40 g de cancoillotte par jour dans une alimentation variée, ça reste parfaitement raisonnable.
Parce qu'on ne peut pas parler de cancoillotte sans parler de Franche-Comté.
Un fromage identitaire
Demandez à n'importe quel Franc-Comtois ce qu'est la cancoillotte, et vous verrez son visage s'éclairer. Ce fromage, c'est une madeleine de Proust collective. Les enfants du Doubs, du Jura, de Haute-Saône et du Territoire de Belfort ont quasi-tous grandi avec un pot dans le frigo. La cancoillotte fait partie du décor, au même titre que les sapins du Haut-Doubs ou les vignes du Revermont.
Une reconnaissance (presque) officielle
Contrairement au Comté AOP, au Morbier ou au Mont d'Or, la cancoillotte n'a pas d'AOP. Les discussions existent depuis des années, mais les démarches sont longues, complexes, et la filière reste majoritairement concentrée autour de quelques producteurs artisanaux comme Badoz. Elle bénéficie cependant d'une forte identification régionale : quand on achète une cancoillotte, on achète de la Franche-Comté.
Pourquoi choisir une cancoillotte artisanale ?
Il existe deux mondes dans la cancoillotte. Le monde industriel, avec ses tubes aluminium et ses recettes standardisées. Et le monde artisanal, avec ses pots en verre, ses recettes maîtrisées, ses fromagers qui connaissent leurs vaches. Choisir une cancoillotte artisanale, c'est soutenir un savoir-faire local transmis depuis des générations, garantir une qualité gustative incomparable avec les versions industrielles, et participer à la préservation d'une filière laitière comtoise.
Découvrir nos plateaux de fromagesCe que nos clients disent de nous
Les questions qu'on nous pose souvent sur la cancoillotte
Tout ce que vous devez savoir pour votre première commande.
La prononciation correcte est « can-coi-yote ». L'orthographe officielle s'écrit avec deux "l" : cancoillotte. Certains écrivent "cancoyotte" par souci phonétique, mais l'orthographe académique reste avec "ill".
Techniquement, c'est une spécialité fromagère à pâte fondue. Elle n'appartient pas à la catégorie des fromages à pâte pressée ou à pâte persillée. Mais dans l'usage courant et dans le cœur des Franc-Comtois, oui, c'est un fromage à part entière. Un fromage qui a sa propre identité, son histoire, ses codes.
Absolument. Beaucoup la préfèrent même froide, sur une tartine de pain. La texture est alors plus ferme, plus nappante. À chaud (fondue à la casserole ou au four), elle devient fluide et se marie avec les plats chauds. Les deux usages sont parfaitement traditionnels.
Une fois le pot entamé, consommez votre cancoillotte dans les 5 à 7 jours. Conservez-la au réfrigérateur, bien refermée, entre 2 et 4°C. Non ouverte, elle se garde plusieurs semaines (voir la DLC sur l'emballage).
L'écart est immense. Les versions industrielles contiennent souvent du lait reconstitué, des poudres, des arômes ajoutés et des conservateurs. Les versions artisanales, comme chez Badoz, utilisent du vrai lait frais de la région, du beurre, et rien d'autre. Résultat : une texture plus authentique et un goût incomparable. Faites le test une fois, vous ne reviendrez pas en arrière.
Oui, et c'est même l'un des fromages préférés des enfants en Franche-Comté. Douce, fondante, peu salée (surtout la version Nature), elle passe très bien auprès des jeunes palais. Attention quand même : la version Ail Rose ou Vin Jaune peut être trop marquée en goût pour les très jeunes enfants.
Oui, partout en France métropolitaine, en 24 à 48h. Livraison offerte dès 6 kg de commande. En Belgique et Espagne, livraison offerte dès 10 kg. Colis isotherme avec pains de glace pour respecter la chaîne du froid, même en été.
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